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En vain - le garçon ne cesse de jeter des regards furtifs sur la grande maison en bas qui brille dans le soleil juste à côté du ruban noir de la route, la Schwarzwaldhochstraße (route nationale qui traverse les montagnes de la Forêt Noire). C´est le fameux hôtel « Bühler Höhe ». Jamais il n'a pu voir cette maison de l'intérieur, mais ce qu'il a entendu de ses parents sur cet hôtel ne lui laisse aucun calme et le fait rêver. Des gens célèbres y passent leurs vacances. Les grandes chambres sont équipées des salles de bains raffinés. Les cuisiniers portent des toques blanches. Naturellement, il y a aussi un directeur d'hôtel qui veille à ce que tous ces gens célèbres, tous ces acteurs et personnages politiques soient satisfaits. Les joues du gamin sont toutes en feu: « Oh oui, ce serait le pied d´avoir son propre hôtel!» Immédiatement la voix de sa mère se fait entendre : « Meinrad, tu rêve encore? »
Oui, le petit gamin a un grand rêve! Malheureusement quasiment tout joue contre sa réalisation. Ce que rapporte le travail acharné de ses parents est juste assez pour soutenir la famille constamment grandissante qui comptera un jour six enfants (cinq garçons et une fille). Le père, Rudolf Schmiederer, est employé de la commune de Oppenau et s'occupe après une dure journée de travail du petit commerce sur le Dollenberg et des deux vaches avec sa femme Anna. Il n'y a même pas de route qui mène à ce coin perdu. Voilà la raison pour laquelle les Schmiederer ne savent pas quoi penser lorsqu'un des rares visiteurs s'exclame: « Quelle vue magnifique! « On se croit comme aux vacances. «!
Il n'y qu'une chose dont la famille Schmiederer ne se passe pas: En été toute la famille part en excursion dans les hauteurs de la Schwarzwaldhochstraße pour ramasser des airelles et se restaurer après dans une taverne accueillante. Une fois, Meinrad, désormais un petit voyou de dix ans, prend tout son courage en main et demande à ses parents de ne pas faire la pause dans une auberge, mais dans l'hôtel « Bühler Höhe ». La réponse le choque comme une douche froide: « Ce n'est rien pour les petits gens comme nous! »
Au plus tard en ce moment le gamin réalise que ses parents ont raison: Il peut faire une croix sur son rêve de son propre hôtel! Les moyens ne suffiront jamais. « Et alors! », pense Meinrad après quelques minutes. « Si je ne peux pas être propriétaire d´un hôtel, je serais au moins directeur d'hôtel! J'y arriverais ! », se dit-il en se s'essuyant ses mains rouges du jus d'airelles sur son pantalon en cuir.
Le seul point de contact avec la gastronomie sera d'abord le petit commerce de bière en bouteille parental qui approvisionne les voisins et qui sert au parents à arrondir les fins du mois. Comme il n'y a toujours pas de route menant au Dollenberg, Meinrad et ses frères sont obligés à porter les caisses vides tout en haut à la route nationale pour aller chercher le ravitaillement de la brasserie. Contre toute espérance le commerce marche bien. Ainsi la maison est transformée en auberge de campagne avec trois tables et douze places seulement deux ans plus tard.
« Non ! », c'est ce que dit le garçon de 14 ans à ses parents. « La place d'apprentissage que vous m'avez cherché n'est pas bonne pour moi. » Ainsi commença la vie d'adulte de Meinrad. Il veut devenir cuisinier - un vrai de vrai! Dans un bon établissement et pas dans cette entreprise qui n'est exploitée que par une seule personne où il n'apprendra rien. Pour la première fois Meinrad parvient à ses fins. Un trait qui va caractériser à partir de ce moment son chemin dans la vie - ce qui ne va pas toujours enchanter son entourage. Ensemble avec ses parents ils réussissent à trouver une maison adéquate, ce qui n'est pas évident en 1965. Meinrad commence son apprentissage dans un excellent établissement à Freudenstadt, une station climatique renommée et le termine avec brio. A partir de ce moment tout va de plus en plus vite! S'ensuit alors une deuxième formation, celle du commerce hôtelier. Devinez-vous ou cela se va passer ? A l´hôtel « Bühler Höhe » bien sur. Il est à l'endroit de ses rêves d'enfant et terminera l'apprentissage avec distinction peu après en 1970. Meinrad espérait continuer dans sa voie et s´inscrivit à l´Académie d'Hôtellerie de Heidelberg, filière de gestion. Et c´est à ce moment là, que sa vie prend un tout autre tournant. Parfois ce sont ces crochets qui mènent plus vite au but.

Entre-temps la maison de ses parents s´est transformée en petite pension avec piscine, ce qui est une petite sensation à l'époque. Rudolf et Anna Schmiederer sont débordés par le travail. Le succès les a surpris. Ils poussent donc Meinrad à prendre le contrôle des affaires. Celui ne veut rien entendre et continuer sa formation à l'Académie. Finalement il cède et se dit prêt à prendre la relève, mais pour deux ans seulement, puis il veut continuer sa carrière.

Et adviendra l'inévitable: « Tu ne peux pas nous laisser tomber maintenant! », disait ses parents après deux ans. « Maintenant que ça marche tellement bien. »

Alors Meinrad Schmiederer se dit: "Autant qu´il faut bien battre que mal battre!" A l'âge de 21 ans, il commença donc à réaliser son rêve presque oublié de son hôtel à lui. Il se met au travail avec un acharnement remarquable, mais il y a une chose qui restera toujours de première importance pour Meinrad Schmiederer: La famille doit s'entraider. Et tous les membres de la famille, les frères, la sœur et les parents, le soutiennent avec leurs forces et conseils.
Premier agrandissement de la pension parentale par quelques chambres en 1974/75

La construction d´un restaurant avec cuisine moderne en 1977/78 nécessita la démolition de la maison parentale.

Déjà depuis 1979, le Dollenberg remplit les critères pour être admis au sein de la coopération internationale des hôtels "Relais de Silence"

L´année 1982 est marquée par des modifications et élargissements ultérieurs.

Meinrad Schmiederer réussis « en passant » son examen de chef de cuisine en 1983 et commença a s'engager dans la politique communale.

Construction de l´annexe du centre des bains curatifs et massages s´ensuivra en 1984.

La cours de tennis est établi en 1985.

En 1989/1990 une pèriode trés importante dans l´histoire de l´hôtel : la piscine d´aventure avec sauna a été construite, dans toute la région on n´a pas trouvé quelque chose comparable.


Pour Meinrad Schmiederer était toujours une chose très importante pendant cette période de construction : sa famille. Ses parents, ses frères et ses soeurs travaillaient avec soin et le soutenaient toujours.

L´hôtel thermal avec complexe sportif "Dollenberg" a 80 chambres (160 lits), surtout des suites Junior et suites de luxe. Dès le début des divers travaux de construction, la recherche de la qualité a déterminé les choix.

Meinrad Schmiederer occupa la double fonction de directeur de l´hôtel et de chef de cuisine jusqu´en 1991. Avec succès, comme le montrent les distinctions: "Menu Rouge" du guide Michelin, distinctions dans divers guides d´hôtels.

Mais le mâitre n´a pas seulement un palais raffiné pour les produits de consommation de luxe culinaires, bien sûr que non, il a aussi un bon nez pour les talents. Meinrad Schmiederer fait aussi progresser le jeune cuisinier Martin Hermann, qui travaille chez lui comme stagiaire et il remarque que Martin a beaucoup d´aptitudes. Hermann, entretemps marié avec Ulrike, la soeur de Meinrad Schmiederer, ne decevoît pas le mâitre : En 1997, l´ambitieux élève des Schmiederers a fait la cuisine et il gagne une des étoiles du guide Michelin pour le « Dollenberg ». Une ascienne « Vesperwirtschaft » monte au ciel des gourmets, qui a pensé ca ?

Et toujours le mâitre de la maison était attiré par des nouvelles tâches et des nouvelles provocations : En 1994, Martin Schmiederer a pris en charge, ensemble avec son meilleur copin, le gastronome de succès et connu du fôret-noire, Roland Dieterle, la gastronomie dans l´établissement thermal au casino de Baden-Baden.

La maison, maintenant très connue, ne manque pas la reputation internationale. Des voitures immatriculées belges et néerlandaises, de Luxembourg et de l´Angleterre qui sont garées devant le « Dollenberg » depuis 1979. Les critères sont données pour l´ètablissement de la coopération des hôtels internationaux « Relais de Silence » pour qui Martin Schmiederer a apporté son concours au comité de direction et 5 ans plus tard est devenu président.

Dans les années 1996 le « Dollenberg » remplit même les critères de sélection de « Relais & Chateau », une des coopération renomée et internationale des hôteliers independants. Cette petit et fin cercle des hôtels luxurieux (36 maison dans toute l`Allemagne) remplit ses engagements des 5 C : Charactère, Charme, Calme, Cuisine et Courtoise.

100 colaborateurs sont entretemps embauchés chez Martin Schmiederer, 35 jeunes stagiaires. Il a 18 cuisiniers.

Et le courannement de cette histoire ? Pour Martin Schmiederer c`est sans doute son étoile dans le Guide Michelin qui brille entretemps à la porte d`entrée du « Dollenberg ». Et comment ca va continuer ? Vous êtes heureux sans désir ? « Bien sûr que non » dit Martin Schmiederer, maintenant 47 ans, qui a peu de temps dans son temps libre (comme du vieux vins et des voitures decapotables). Enfin, il rigole madré comme un petit garcon et il dit : « j`ai encore beaucoup des projets », «mais naturellement je ne veux pas tout raconter. Peut-être encore une plus grande piscine ou un nouveau Restaurant....

Et nous nous sommes rendu compte que ceci n`est pas un rêveur. Ceci est un homme bien stable sur ses propres pieds. Même si son histoire nous apparaît comme une fable moderne.....